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L'OPTOMETRIE - POURQUOI CONSULTER ?

 

 

  


 

L’examen de votre vision :

 

Les optométristes sont formés à réaliser les examens de la vision et sont compétents pour proposer les solutions les plus pertinentes aux cas les plus complexes.

Ces compétences sont recherchées en magasin d’optique par les employeurs, l’activité se scinde généralement en deux parties :

 

- Le renouvellement de compensation : ils exercent alors dans le cadre légal de la profession d’opticien et sont donc libres de modifier les ordonnances de lunettes pendant 3 à 5 ans. Il est regrettable pour les consommateurs qu’il ne soit pas fait de différence entre les compétences des différentes formations d’opticien : BTS, Licence ou Master.


- La gestion des inconforts/inadaptations : 4 à 12% de corrections non supportées nécessitent un changement de verres. Ce chiffre représente les clients qui reviennent en magasin car ils ne supportent pas leur nouvelle paire de lunettes. Cependant il n’est pas rare de rencontrer des clients qui ont « abandonné » leur dernière paire de lunettes et n’ont pas réalisé les démarches nécessaires pour améliorer leur situation.

 

Après essai de la nouvelle correction quelques jours, lorsque les porteurs reviennent en magasin, ils rencontreront deux cas de figure :

 

- Le porteur est pris en charge par un opticien qui ne dispose pas des compétences et/ou du matériel pour résoudre cet inconfort. Dans ce cas, généralement l’opticien accuse l’ophtalmologiste de n’avoir pas réalisé son examen de vue correctement, et classiquement l’ophtalmologiste accuse l’opticien de n’avoir pas correctement réalisé l’équipement.


- Le porteur est pris en charge par un optométriste, celui-ci réalise alors directement un nouvel examen de vue et prend la responsabilité entière du confort de l’équipement, évitant ainsi des allers-retours fastidieux aux clients entre les différents acteurs de la filière. Les verres de remplacement sont recommandés avec le motif d’« erreur ophtalmologiste » et offerts au client. Il n’est pas rare que des clients « errent » des mois, voire des années avant d’être pris en charge par un optométriste qui leur réalisera un équipement performant.

 

La recommande en « erreur ophtalmologiste » n’est pas facturée aux clients, mais c’est un service du laboratoire qui est facturé à l’opticien. Heureusement les opticiens arrivent le plus souvent à limiter ces erreurs, en vérifiant au préalable la cohérence de l’évolution de la compensation visuelle, en éliminant les simples «erreurs d’attention» (mauvais signes, contre-axes, ...). L’optométriste fait essayer les changements importants avant réalisation de l’équipement, et propose systématiquement un nouvel examen de vue en cas de doute.

 

Les changements de verres doivent bien sûr être réalisés en concertation avec le prescripteur initial.


De nombreuses corrections sont supportées mais non optimales :

 

Nous notons de très nombreux cas ou la prescription issue du parcours de soin classique est supportée mais non optimale. Dans la grande majorité des cas, l’optométriste pourra améliorer la compensation et proposer un équipement plus confortable et plus performant.

Comment expliquer ces résultats :

 

Si le testing spécifique à l’optométriste permet de prendre en charge des cas particuliers, cela ne représente qu’un faible pourcentage de la population.


L’optométriste évalue précisément les besoins du porteur de lunettes, il mesure et améliore ses capacités en conditions réelles.

 

Ainsi, l'optométriste réalise :

 

- Une histoire de cas détaillée : il va s’intéresser aux conditions de travail, aux loisirs, aux distances utilisées habituellement, ... il mène un interrogatoire précis pour dépister toutes les plaintes visuelles qui ne sont généralement pas le motif principal de la visite.
- Un examen fonctionnel de la vision, qui évalue de nombreux aspect et ne se limite pas à l’acuité visuelle qui ne représente qu’une part infime de la vision au sens large.
- Et enfin, il réalise l’essai de ces résultats en conditions d’utilisation, il fera tester la compensation en vision de loin en condition naturelle et non sur un tableau d’acuité à distance fixe, mais également sur ordinateur, tablette ou pour des activités de précision. L’optométriste va ainsi affiner sa compensation dans les conditions habituelles de l’utilisateur.


C’est aussi une affaire de temps : L’ophtalmologiste se concentre uniquement sur une plainte principale exprimée, la réfaction réalisée n’évalue qu’une part infime de la vision du sujet : le but est d’avoir 10/10, et si cette acuité n’est pas atteinte il faudra chercher la cause.

 

En consultation aidée, lorsqu’un ophtalmologiste reçoit de 50 à 100 patient chaque jour (quelques rare « cas » peuvent aller jusqu’à 200 à 300 patients/jour), avec un champ de compétence immense, il est évident qu’il n’a pas la possibilité d’étudier la vision dans le détail.

 

Dans la majorité des cas les lunettes prescrites seront supportables mais non optimales et pourront être améliorées par un optométriste. 

 

 


 

La contactologie :

 

Le taux de porteurs de lentilles de contact en France est parmi les plus faibles d'Europe.


D’après les statistiques de l'association européenne des fabricants en contactologie, EUROMCONTACT, établies pour 33 pays européens et à partir des informations fournies par sept fabricants, la France se classe au 7ème rang, partageant la queue du classement. Le critère retenu est la population de porteurs âgés de 15 à 64 ans (environ 6 %).

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La principale raison est que le parcours du consommateur en lentilles de contact est difficile de compréhension et peu accessible. La relation entre les différents professionnels de santé et intervenants n'est pas harmonisée sur le territoire français.

D’un point de vue de l’ophtalmologiste, la contactologie est extrêmement chronophage et peu rentable. Les nouvelles générations d’ophtalmologistes y voient peu d’intérêt et ne sont pas formés aux adaptations, pourtant ils sont en théorie l’unique prescripteur.

Pour bien comprendre ce qu’est une prise en charge en contactologie, il paraît indispensable de rappeler comment celle-ci devrait idéalement se dérouler.

Prise en charge type pratiquée par tout optométriste :

  • - Anamnèse : fréquence de port souhaitée ? Pour quelle activité ? Dans quelles conditions ? Plainte avec équipement actuelle ? ATCD généraux et ophtalmo.
  • - Réfraction récente : un examen de vue récent et spécifique aux équipements lentilles est un gain de temps pour la suite de l’adaptation.
  • - Kératométrie/Topographie et biométrie : rayon et diamètre cornéen, position des paupières, tonus, ...
  • - Biomicroscopie : observation de l’état de l’œil avant l’essai, notation des éléments particuliers, observation et évaluation des larmes.
  • - Choix d’une première lentille et optimisation : après une courte durée de port, évaluation des performances visuelles et de la lentille et de sa bonne tolérance. Modification des paramètres en conséquence jusqu’à optimisation des lentilles.
  • - Apprentissage des manipulations et des consignes de port.
  • - Contrôles après plusieurs semaines pour évaluer la tolérance des lentilles.

Un optométriste dispose d’un volume d’environ 300 à 350h de formation pratique et théorique en lentilles de contact. Actuellement aucune autre formation n’est comparable de près ou de loin en France.


Les orthoptistes ont une formation quasi inexistante, qui se limite tout juste aux manipulations des lentilles.


Les ophtalmologistes sont formés au cours de leur internat et de leur expérience clinique. S’ils maîtrisent parfaitement l’aspect médical et les complications possibles liées au port des lentilles, ils ne maîtrisent pas l’aspect technique de l’adaptation. Ils disposent néanmoins d’un diplôme universitaire, mais celui-ci ne comporte que quelques dizaines d’heures d’enseignement uniquement théorique de surcroît. Les optométristes y interviennent régulièrement.


Lorsqu’on souhaite porter des lentilles en France, tout type de prise en charge est possible :

 

- La prise en charge optimale en contactologie voudrait que l’ophtalmologiste prenne les mesures, choisisse une lentille en conséquence, réalise l’apprentissage des manipulations et explique les consignes de port, puis contrôle à distance la tolérance et ajuste les paramètres des lentilles jusqu’à un résultat optimal. Malheureusement ce cas de figure est très rare, notons tout de même que certains optométristes sont engagés en cabinets pour proposer cette prise en charge, y compris chez des membres de la SFOALC.


- Il n’est pas rare que l’ophtalmologiste refuse la demande ou dissuade le patient, par manque de temps et de moyen pour le prendre en charge.


- Dans les cas simples, il pourra prescrire directement une lentille, trop souvent sans contrôle de tolérance et sans apprentissage des manipulations. Une prescription sans essai est souvent consécutive à la visite récente d’un commercial de laboratoire de contactologie qui se sera montré convaincant.


- Dans les cas simples il pourra prescrire directement une lentille, mais en confiant l’apprentissage des manipulations, les consignes de port et le contrôle de tolérance à un opticien. La prise en charge sera par la suite variable en fonction de la formation et du matériel de l’opticien consulté.


- Pour un cas simple il pourra déléguer entièrement l’adaptation et les essais chez un opticien adaptateur, avec ou sans contrôle final au cabinet. La prise en charge sera par la suite variable en fonction de la formation et du matériel de l’opticien consulté.


- Dans les cas complexes, quand il y a une indication au port de lentilles, l’adaptation nécessite des compétences et du matériel spécifique. Un nombre très faible d’ophtalmologistes propose d’adapter des lentilles de spécialité. Les délais d’attente dans ces cas-là sont extrêmement longs. Dans la majorité des cas il existe des coopérations locales où les ophtalmologistes délèguent les adaptations complexes à des opticiens adaptateurs : les optométristes.


Il existe sur le territoire français un nombre croissant de magasins d’optiques qui sont devenus des référents locaux pour les adaptations en lentilles de contact. Certains d’entre eux se concentrent uniquement sur les lentilles et sont centres de contactologie. Ils ne proposent pas d’autres équipements optiques et travaillent en étroit partenariat avec les ophtalmologistes.

Il est évident que les ophtalmologistes, qu’ils soient adaptateurs ou non, ont besoin de savoir qui pratique la contactologie et d’identifier les compétences des opticiens-optométristes spécialisés. Même l’ophtalmologiste qui adapte des lentilles complexes à besoin de savoir quel opticien peut donner les bons conseils de manipulation et d’entretien liés aux lentilles de spécialités, comme par exemple les consignes particulières aux lentilles sclérales, hybrides ou aux lentilles de nuit (orthokératologie).

Malheureusement les compétences de chacun ne sont pas identifiées. Ainsi, un client peut être pris en charge par un optométriste qui dispose du matériel et attestant de centaines d’heures de formation, ou être pris en charge par un opticien qui ne dispose ni du matériel, ni des compétences, et qui proposera de réaliser les essais alors que la déontologie et les bonnes pratiques voudraient qu’il réfère aux professionnels compétents de son secteur.

 

 


 

La basse vision :

 

La basse vision est un des seuls domaines où tous les intervenants s’accordent à trouver une place aux opticiens spécialisés en basse vision et aux optométristes.

La prise en charge dans ce domaine nécessite une approche pluridisciplinaire : opticien-optométriste, orthoptiste, mais aussi psychomotricien, ergothérapeute, instructeur en locomotion, psychologue, ...

Le rôle de l’optométriste est alors d’évaluer les performances visuelles, et de les optimiser en orientant le patient parmi toutes les possibilités d’aides visuelles existantes.

Encore une fois, pour orienter efficacement les patients dans le parcours de soin, il nous parait indispensable d’identifier les compétences des optométristes. En effet, un ophtalmologiste ou une association de malvoyants devrait pouvoir différencier ceux qui ont reçu plusieurs centaines d’heures de formation en basse vision, de ceux qui se disent spécialisés parce que leur enseigne bénéficie d’un référencement automatique « basse vision », ou de ceux qui se sont vus imposer l’achat de 4 loupes pour prétendre rejoindre un réseau de soin.

 

 


 

Le dépistage :

 

Les optométristes disposent des connaissances et compétences nécessaires pour assurer les soins basiques des yeux, ce qui inclut les examens de l’acuité, la prescription d’optique médicale et le dépistage de certaines pathologies courantes.

 

Le diagnostic et le traitement des pathologies sont l’exclusivité des ophtalmologistes. En cas d’anomalies détectées, les optométristes sont formés à référer, dans un délai approprié, aux médecins concernés : ophtalmologistes ou généralistes.

Les opticiens, et donc les optométristes, sont libres d’adapter les ordonnances pendant 3 à 5 ans selon l’âge du client, et ainsi renouveler les équipements optiques.

Pendant ce laps de temps, ils se retrouvent en première ligne et doivent pouvoir référer efficacement les clients qui nécessitent une prise en charge autre qu’une simple paire de lunettes.
Ils sont donc amenés à pratiquer un dépistage dans le cadre des renouvellements, les patients/clients n’auront pas les mêmes chances de prise en charge selon le niveau de formation de l’opticien, BTS, licence ou master.

La formation au niveau BTS est inexistante en dépistage et pathologie, alors qu’un opticien titulaire d’un master aura suivi plusieurs centaines d’heures de formation sur ces sujets, et sera apte à référer plus efficacement les clients. Il paraît absolument urgent de reconsidérer la formation initiale des opticiens et de tirer l’ensemble de la profession vers le haut pour répondre aux nécessités de compétences des opticiens.

 

 Les compétences en dépistage des optométristes sont également particulièrement appréciées en milieu médical, puisqu’elles permettent d’accélérer la prise en charge du patient et de faire gagner un temps médical précieux aux ophtalmologistes.

 

 


 

Les spécialisations :

 

De multiples spécialités sont enseignées aux optométristes. Elles sont toutes abordées dans la formation initiale de niveau bac+5, mais ne sont pas mises en pratique de façon homogène par tous les optométristes, entre-autres :

  • - Optométrie pédiatrique et développement de la vision
  • - Développement psychomoteur et vision
  • - Posturologie
  • - Neuro-vision, entrainement et amélioration des performances
  • - Vision et sport, évaluation et amélioration des performances

 

 

 

 

 

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