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Des sénateurs plaident en faveur de la reconnaissance de l'optométrie.

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Dans un rapport en date du 28 janvier, la Commission des affaires sociales du Sénat entend revenir sur la coopération entre les professionnels de santé afin d'améliorer la qualité de prise en charge et ouvrir la possibilité de définir de nouveaux métiers, comme celui d'optométriste.

 

Elle estime que « dans un contexte de difficultés croissantes d'accès aux soins d'ophtalmologie dans plusieurs régions, et alors que les jeunes professionnels formés en orthoptie et en optométrie aspirent à davantage de reconnaissance, l'organisation de la filière doit impérativement être clarifiée ».

 

Filière visuelle : « des compétences éclatées, une organisation à clarifier »

 

Pour ses rapporteurs, les sénateurs Catherine Génisson (Groupe socialiste) et Alain Milon (UMP), « les compétences en matière de santé oculaire et visuelle font l'objet d'une répartition particulièrement complexe » entre les médecins en ophtalmologie, les orthoptistes, les optométristes et les opticiens. Ils rappellent également que « la filière visuelle fait face à un important problème démographique » alors même que « le vieillissement de la population devrait mécaniquement entraîner une augmentation des pathologies oculaires liées à l'âge (glaucome, rétinopathie diabétique, DMLA...) ».

 

En regardant au-delà de nos frontières, les deux parlementaires constatent que « plusieurs systèmes de santé étrangers offrent l'exemple d'une organisation différente. Au Royaume-Uni, aux Pays-Bas ou encore au Canada, les médecins spécialistes en ophtalmologie sont très peu nombreux et leur activité est concentrée sur les cas pathologiques et la chirurgie. La mesure de la réfraction et plusieurs examens de dépistage relèvent en revanche des orthoptistes ou optométristes, dont la compétence varie selon les pays ».

 

Une solution : la création de professions intermédiaires

 

Ainsi la Commission plaide en faveur du renforcement des métiers « socles » et la définition de « professions d'expertise ». « Dans un premier temps, il doit être rapidement procédé à une remise à plat des compétences dévolues aux professions actuellement existantes, dénommées métiers socles, précisent les rapporteurs. Dans un second temps, il pourra être envisagé d'insérer dans la chaîne des professions de santé le maillon manquant que constituent les professions intermédiaires ».

 

Appliqué à notre filière, ce schéma reviendrait à remettre à plat « les compétences respectives des orthoptistes et des optométristes, qui relèvent actuellement d'une « zone grise », et le cas échéant à adapter leur formation ». Le « maillon manquant » pourrait quant à lui s'inspirer du modèle de professions existant à l'étranger comme celui des optométristes. « Une telle clarification devrait permettre d'améliorer l'accès aux soins de premier recours en ophtalmologie », conclut-ils.

 

Schéma « Une nécessaire évolution des métiers de la santé », p.35.

 

Pour consulter le rapport, cliquez ici.

 

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